• Renforcer la littératie climatique​
  • Encourager l’action climatique par la découverte de projets concrets d’atténuation et d’adaptation​
  • Mettre en avant les des projets structurants porteurs de plusieurs cobénéfices​
  • Souligner l’interdépendance entre les actions individuelles et collectives​
  • Transformer la volonté d’action en action concrète​
  • Réduire la fatigue informationnelle​
  • Canaliser l’éco‑anxiété en engagement​
  • Accroître le sentiment d’efficacité collective​
  • Créer un effet multiplicateur via des relais influents​
  • Ancrer le discours dans la réalité québécoise​
  • Valoriser les sources scientifiques crédibles

Nous avons conçu cette activité en pensant à toute sorte d’équipes qui veulent mettre en place des actions favorables à la transition socio-écologique dans leur organisation ou dans leur milieu de vie et souhaitent consolider leur dynamique d’équipe par une activité ludique. Ces équipes peuvent être conformés par: ​

  • Des membres des cellules RSE dans les entreprises et les PME;​
  • Des membres des équipes-école au primaire et au secondaire; ​
  • Des comités étudiants; ​
  • Des fonctionnaires municipaux; ​
  • Le personnel, bénévoles et partenaires des organismes communautaires et OBNL;​
  • Le personnel en santé publique;​
  • Des professionnels et conseillers en développement durable;​
  • Des citoyens organisés; ​
  • Etc. 

Ce jeu coopératif qui vise à encourager les joueurs dans la réalisation de projets positifs dans leur communauté. Les projets identifiés concernent trois types d’organisations: les villes, les entreprises et les établissements scolaires. ​

Le jeu est inspiré de cas concrets ayant un impact prouvé dans la littérature scientifique sur différentes dimensions de l’action climatique et plusieurs dimensions des Objectifs de développement durable.​ Ces cas sont illustrés par des exemples existants aux quatre coins du Québec. ​

La dynamique du jeu est conçue pour aborder une panoplie de notions pédagogiques. ​Des activités complémentaires pourront être co-conçues avec l’équipe de l’Institut en fonction des objectifs visés par votre équipe et organisation.

Éducation au développement durable

  • Crise socio-écologique : comprendre que les crises systémiques progressent si on n’agit pas.
  • Limites planétaires / points de bascule : intégrer l’idée de non-retour (on ne “répare” pas tout indéfiniment).
  • Objectifs de développement durable (en filigrane) : associer des projets concrets à des objectifs de DD (même si ce n’est pas un quiz, la structure est là).
  • Impact différencié : distinguer que tous les projets n’ont pas le même rendement/effet.

Littératie sur les projets collectifs (apprendre “comment on fait”)

  • Projet communautaire : raisonner en termes d’action collective, pas d’action isolée.
  • Ciblage d’un public : adapter un projet selon le milieu (écoles, villes, entreprises).
  • Ressources requises : comprendre qu’un projet dépend de prérequis (humains, matériels, financiers).
  • Temporalité du changement : intégrer que ça se fait étape par étape, pas “en un tour”.

Capacité d’agir (empowerment)

  • Capacité d’aller chercher des ressources : distinguer “les ressources existent” vs “on a la capacité de les mobiliser”.
  • Pensée systémique : voir une communauté comme un système de moyens (réseaux humains + matériel + finances).

Acteurs et rôles (compétences humaines)

  • Diversité des expertises : gouvernemental, communautaire, scientifique, communication, générique.
  • Mobilisation : comprendre l’enjeu de recruter et maintenir l’engagement.
  • Acteurs permanents : symbolisent les personnes qui restent impliquées après un projet (mémoire/continuité).

Obstacles réels et imprévus (gestion du risque)

  • Bloquants : accepter que les projets rencontrent des obstacles imprévisibles.
  • Typologie des obstacles : obstacles liés aux acteurs, aux finances, au matériel.
  • Interprétation mise en contexte : base solide pour discussion/atelier (“qu’est-ce qui vient de se passer?”)

Passage à l’échelle (scaling)

  • Projet pilote → déploiement : comprendre la différence entre réussir localement et avoir un impact large.
  • Coût du scaling : mobiliser un acteur dédié (choix stratégique, renoncement ailleurs).
  • Effets : augmenter l’impact et réduire la crise (dans les limites des points de bascule).

Compétences transversales (soft skills, mais observables)

  • Coopération, communication, coordination
  • Planification, priorisation, gestion des ressources
  • Anticipation + adaptation face à l’imprévu

Projets en milieu scolaire

Autobus scolaire pédestre

Un autobus pédestre permet aux élèves du primaire de se rendre à l’école à pied, grâce à l’accompagnement de parents ou de bénévoles de la communauté. La marche, comme les autres transports actifs, ont de multiples bienfaits pour l’environnement. Ils produisent nettement moins d’émissions polluantes que d’autres modes de transport, en particulier les véhicules à un seul occupant. Les transports actifs sont également un élément important de toute stratégie municipale de réduction des émissions de GES ou de plan sur la qualité de l’air. De même, les recherches ont identifié les impacts, souvent délétères, de l’usage généralisé de l’automobile (Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, 2006). Les problèmes de qualité de l’air et l’épidémie d’obésité ont été spécifiquement identifiés à cet effet. La marche comme mode de transport actif devient une solution de santé publique aux problèmes engendrés par la forte motorisation des ménages.

Parmi les différents effets positifs de remplacer les déplacements en automobile par les déplacements à pied, nous pouvons noter :

  1. Baisse de la pollution atmosphérique : l’un des principaux bienfaits pour l’environnement de l’augmentation des transports actifs est une amélioration de la qualité de l’air. Environ 40% des polluants dangereux dans les zones urbaines proviennent du secteur des transports. (Transports Canada, 2011)
  2. Réduction des émissions de gaz à effet de serre : en 2006, 25 % des émissions de gaz à effet de serre du Canada étaient attribuables au secteur des transports, les trajets des passagers des zones urbaines étant responsables de près de la moitié du total du secteur des transports (Environnement Canada,2007). Les émissions des GEE sont une source importante de polluants atmosphériques liés au transport, particulièrement de monoxyde de carbone et de composés organiques volatils (80 à 90 % des émissions totales liées au transport). (Santé Canada, 2017)
  3. Une voiture moyenne rejette environ 0,85 kg de CO2 par kilomètre alors que les transports actifs n’en rejettent pratiquement aucun. Cela signifie que les transports actifs peuvent nettement contribuer à atteindre les cibles relatives à la lutte contre les changements climatiques fixées par tous les ordres de gouvernement. (Transports Canada, 2011)

Les initiatives d’autobus pédestre agissent à l’intersection des milieux scolaires et familiaux, encourageant une pratique favorable à l’environnement et facilitant son adoption. Selon les données du Recensement canadien de 2006, la marche constitue le principal mode de transport actif utilisé pour les déplacements domicile-travail, représentant 6,4 % des travailleurs, contre 1,3 % pour le vélo (Statistique Canada, 2009).

 

Exemple de projet au Québec 

Le Trottibus
Initié par la Société canadienne de cancer et portée actuellement par le moteur de stratégies sociales M361, l’initiative du « Trottibus » est un autobus pédestre qui permet aux élèves du primaire de se rendre à l’école à pied, grâce à l’accompagnement de parents ou de bénévoles de la communauté. Il existe une boîte à outils et 7 étapes pour mettre en place du transport actif vers l’école : l’objectif est de rendre accessible la façon de faire afin que les personnes intéressées aient tout en main pour mettre en place une initiative dans leur communauté en collaboration avec leur école. Une trousse d’outils disponibles en ligne vous permettra de passer à l’action dans votre milieu. 

Pour plus d’informations : https://trottibus.ca

Objectifs de développement durable associés au projet

     

Jardins pédagogiques

Un jardin pédagogique est à la fois un lieu et un outil éducatif s’adressant tant aux enfants qu’aux adultes et aux communautés (Duchemin, Therriault, Bourdichon et Eck, 2018). Dépassant généralement le cercle de la communauté scolaire, les initiatives de jardins pédagogiques correspondent spécifiquement à des espaces nourriciers aménagés dans des milieux scolaires et des garderies, qui ont pour vocation l’apprentissage et la familiarisation des enfants avec la culture de légumes, de fruits et de fines herbes pouvant être vendus ou consommés (Boulianne et al. 2019 : 4).  Le jardin devient un lieu d’échange pour la communauté, où les partages de connaissances sont favorisés (Miller, 2007). Il contribue aussi au développement de préoccupations environnementales dans la communauté et représente une expérience positive avec la nature (Burt et al. 2017 ; Cairns, 2107 ; Miller, 2007).

Les projets se multiplient dans les écoles, les recherches se diversifient et l’intérêt des médias grandit (Bucklin-Sporer et Pringle, 2010 ; Graham et al. 2005 ; Cairns, 2017). Entre 2006 et 2013, la proportion d’écoles publiques détenant un jardin pédagogique aux États-Unis est passée de 11,4 % à 26,6 %1 alors qu’en France, un projet de potagers et jardins pédagogiques a suscité l’intérêt de plus de 10 000 écoles. L’étude de discours sur les jardins pédagogiques réalisée par Cairns de l’Université Rutgers au New Jersey (2017) souligne que ces jardins sont souvent présentés comme des outils d’apprentissage exemplaires. La mise en place d’un potager sera riche en prolongements : observation de la vie végétale, découverte du rythme des saisons, des équilibres au jardin, sensibilisation aux pratiques respectueuses de l’environnement, éveil gustatif, éducation à une alimentation saine et équilibrée, ouverture sur l’histoire et la géographie avec l’origine des légumes et leur arrivée jusqu’à notre table. (GNIS, 2013 p. 4).  En reconnaissant les bienfaits et les défis des jardins pédagogiques, l’encadrement des projets pourrait en faciliter le développement (FAO, 2010). L’utilisation d’un jardin comme milieu d’apprentissage contribue aussi à changer les habitudes alimentaires des enfants (Burt et al. 2017 ; Duncan et al. 2016 ; Enciso-Gomez, 2013 ; FAO, 2010 ; Graham et al. 2005 ; Miller, 2007 ; Ozer, 2007). 

Selon l’étude de Duchemin et al. (2018), depuis le début des années 2000 le mouvement autour des jardins pédagogiques a pris de l’ampleur.  En six ans, le programme a réussi à rejoindre 180 écoles aux États-Unis (Block et al., 2012) et, au Québec, les jardins pédagogiques prennent une place plus importante tant dans les écoles primaires et dans les CPE que dans les écoles secondaires. En effet, le portail de « Cultive ta ville » recense 85 jardins pédagogiques dont la majorité se trouve dans des écoles primaires (Jean et al., 2019).  Selon ces auteurs, passer du temps dans les jardins permet de développer les préoccupations environnementales dans la communauté scolaire et procure des bienfaits sur certaines capacités académiques et un développement de soi mis en avant par l’Education Relative à l’Environnement (ERS). Selon Vivre en ville (2022), les jardins pédagogiques peuvent être mobilisés dans une démarche de verdissement de la ville apportant cinq types de bénéfices : environnementaux, économiques, sociaux, psychologiques et de santé physique. 

À Montréal, où les projets se développent depuis maintenant plus de trente ans, les initiatives gagnent également les institutions de l’enseignement : universités, lycées, écoles et centres de la petite enfance se joignent au mouvement en contribuant à son développement au sein du tissu urbain. Ainsi, en 2011, vingt projets de revitalisation de cours d’écoles de la Commission Scolaire de Montréal (CSDM) étaient en cours. Qu’il s’agisse de petites surfaces, de jardins sur sol, ou en bacs, les projets réalisés dans les écoles font preuve de créativité et de diversité en termes de fonctionnalité. Elle reste une approche pertinente pour travailler sur les manières d’habiter la ville ainsi que sur l’aménagement urbain (Nahmias, Le Caro, 2012).  En 2013, la ville possédait 97 jardins communautaires couvrant plus de trois hectares et 8 500 jardinets, administrés par les arrondissements depuis 2002. Selon les données de la même année, sur dix-neuf arrondissements de la Jégoville, dix-sept mettent à disposition des citoyens des parcelles de terres cultivables (Jégo, 2014).

 

Exemple de projet au Québec

Les Jardins les patriotes

Initié en 2015 par la directrice adjointe de l’École Louis-Joseph-Papineau, en plein cœur du quartier Saint-Michel, à Montréal ce projet mobilise de nombreux partenariats pour encourager l’agriculture urbaine, l’alimentation durable et le vivre ensemble. 

Pour plus d’informations : https://www.cssdm.gouv.qc.ca/nouvelles/jardins-patriotes-louis-joseph-papineau/

Objectifs de développement durable associés au projet 

           

École Zéro déchet

L’approche zéro déchet vise à réduire autant que possible la génération de résidus lors de la conception, de la fabrication, de la distribution et de l'utilisation d'un produit. Cette approche vise à créer une société sans gaspillage grâce à une saine gestion des déchets. Réduire la production de déchets par les consommateurs permet de diminuer la pression sur les systèmes de gestion de matières résiduelles (GMR) ainsi que de réduire la pollution associée à celle-ci, y compris les émissions de gazes à effet de serre (GES). Les producteurs peuvent également adopter une approche zéro déchet dans la conception de leurs produits.

Parmi les raisons pour adopter une approche zéro déchet par les consommateurs se trouvent : 

  • La réduction des impacts environnementaux causés par les déchets ;
  • L’économie d’argent à long terme par l’achat de produits en vrac ;
  • L’adoption d’un mode de vie plus sain par l’utilisation de moins d’emballages et de produits plus naturels) ;
  • Le soutien aux entreprises locales et responsables.

Les initiatives zéro déchets dans les écoles visent à agir ensemble pour limiter les déchets dans et autour des établissements scolaires et pour en faire des lieux d’exemplarité de la lutte contre les déchets. Plusieurs initiatives sont mises en place dans ce sens dans les écoles ayant pour objectif de :

  • Sensibiliser les élèves au mode de vie zéro déchet et leur enseigner des gestes simples de consommation durable ;
  • Engager et impliquer toute un établissement dans la réduction des déchets et de l’empreinte carbone ;
  • Sensibiliser les familles et les impliquer dans la réduction des déchets.

Adopter une consommation et une production plus durables est un objectif central pour l’action climatique. En effet, selon le rapport 2025 de la plateforme de l’Union Européenne pour l’économie circulaire, l’extraction et l’utilisation des matières premières sont responsables d’environ deux tiers des émissions de gaz à effet de serre et de plus de 90 % de la perte totale de biodiversité, ainsi que du stress hydrique (Circle economy, 2025 : 17). La littérature scientifique associe les approches zéro déchet à des bénéfices environnementaux importants, bien que leurs coûts et leur facilité d’adoption puissent varier selon les contextes sociaux, économiques et territoriaux.
 

San Francisco, États-Unis
San Francisco pourrait être la première ville de la planète à atteindre l’objectif zéro déchet. Cette ville américaine a divulgué en 2002 son engagement dans une telle démarche, avec comme cible l’année 2020. Ce n’est pas surprenant que s’y trouve le plus grand centre de recyclage au monde. C’est l’entreprise Recology qui est chargée de la GMR des 850 000 habitants. En 2010, la ville de San Francisco a atteint son premier objectif, qui était de détourner 75 % des MR de l’enfouissement. Puis, en 2015, la ville recyclait déjà 80 % des MR générées. (Coste, 2015 ; Observatoire des multinationales, 2014)

Kamikatsu, Japon
La ville de Kamikatsu au Japon a le même objectif que San Francisco, soit de n’éliminer aucun déchet en 2020. Or, son modèle de GMR est différent de celui de San Francisco exposé ci-dessus. Dans cette petite ville du sud du Japon qui compte 1700 habitants, les efforts sont concentrés sur la qualité du tri en vue du recyclage des matières. En 2015, 34 bacs différents étaient mis à la disposition des citoyens. La réaction positive de la population a permis d’augmenter le nombre de bacs à 45 actuellement (Gray, 2017). Initialement réticente à l’idée, la population s’est graduellement habituée et les efforts permettent maintenant de composter, de recycler ou de réutiliser 80 % des MR. Les citoyens ont la responsabilité de nettoyer leurs MR et de les apporter au centre de recyclage où se trouvent les bacs. Sur chacun est indiqué en quel produit la matière sera recyclée et combien la transformation coûtera. (Harmonie Santé, 2017)
 

Exemple de projet au Québec

Boîte à lunch zéro déchet de l’école primaire de la Clé-des-Champs, à Dunham en Montérégie
L’école primaire de la Clé-des-Champs, à Dunham en Montérégie, se relève les manches pour réduire les déchets issus des boîtes à lunch. Et ça marche ! Le comité d’élèves qui porte le projet fait de la sensibilisation, donne des conseils, aide au triage des détritus et confectionne des sacs à sandwich en tissu pour les 225 élèves de l’école ! Ils ont aussi créé une vidéo de sensibilisation géniale qui met en vedette un cowboy zéro déchet. Résultats : les poubelles ont subi une cure minceur tandis que les habitudes changent au sein de l’école (Unpointcinq, 2019).

Vidéo « Le cowboy zéro déchets » 

Défi de la boite à lunch zéro déchet

Organisme qui accompagne ces démarches Zéro déchet à mon école: PurNat 

Objectifs de développement durable associés au projet
     

Compensation carbone scolaire

La compensation carbone permet de compenser les émissions de gaz à effet de serre (GES) qu’on ne peut pas éliminer immédiatement en investissant dans des actions qui réduisent ou évitent ces émissions ailleurs. Ce type de démarche est important pour le climat car il offre un moyen concret de réduire son empreinte environnementale tout en soutenant l’éducation et l’engagement communautaire envers les enjeux climatiques. En plus de compenser les émissions inévitables, ce modèle encourage des habitudes de vie écoresponsables et sensibilise les jeunes générations, renforçant ainsi une transition durable à long terme. Le plus souvent, les organismes qui présentent des initiatives de compensation carbone proposent de payer pour la réalisation d’activités qui pourraient mener à une réduction des émissions de gaz carbonique dans l’atmosphère. Il peut s’agir de plantation d’arbres, de restauration de milieux naturels riches en carbone, de développement de technologies de captation et de séquestration de carbone ou d’investissement dans des projets d’énergie renouvelable. De plus en plus, les écoles s’impliquent dans des projets de compensation carbone.  

 

Exemple de projet au Québec

Carbone Scol’ERE
Il s’agit d’un programme d’éducation environnementale mis en place par l’organisme Coop FA, dont l’objectif est de sensibiliser les élèves de 4e à 6e année au primaire ainsi que leur famille aux enjeux liés aux changements climatiques. Par le biais d’ateliers interactifs, les élèves approfondissent leurs connaissances sur les gaz à effet de serre, adoptent des comportements écoresponsables et participent à la création de crédits carbone éducatifs, une solution unique et innovante de compensation carbone.

Carbone Scol’ERE génère des Crédits Carbone Éducatifs (CCÉ) qui correspondent à des réductions d’émissions de GES obtenues grâce à des changements de comportements mesurables et vérifiables des élèves et leurs familles. Cette approche distinctive de la compensation carbone dans le marché volontaire québécois repose sur une méthode structurée et concrète. Elle contribue non seulement à concrétiser la réduction des émissions, mais permet également de soutenir financièrement des projets dans les écoles.

Site web du projet : https://qc.carbonescolere.com   
Site Web de la Coop FA : https://coopfa.com   
Autres projets de compensation carbone (en France) : https://www.carbon-compensation.com/compensation-carbone-etablissements-scolaires   

Objectifs de développement durable associés au projet 
         

Frigo partage

Les frigos partagés constituent un levier concret du développement durable en contribuant directement à la réduction du gaspillage alimentaire, un enjeu majeur sur le plan environnemental. La littérature scientifique montre que le gaspillage alimentaire mobilise inutilement des ressources naturelles importantes (eau, énergie, sols) et génère des émissions significatives de gaz à effet de serre. En facilitant la redistribution de surplus alimentaires encore consommables à l’échelle locale, les frigos partagés permettent de détourner des quantités non négligeables de denrées de l’enfouissement ou de l’incinération, réduisant ainsi l’empreinte environnementale du système alimentaire. Ils s’inscrivent pleinement dans une logique d’économie circulaire, en prolongeant la durée de vie des aliments et en optimisant l’utilisation des ressources déjà mobilisées pour leur production.

Sur le plan social et économique, les études soulignent que les frigos partagés améliorent l’accès à une alimentation de base, notamment pour les personnes en situation d’insécurité alimentaire, tout en réduisant la stigmatisation associée à l’aide alimentaire traditionnelle, grâce à un accès libre et universel. Ils favorisent également la cohésion sociale et la solidarité de proximité, en créant des espaces d’engagement citoyen et de coopération entre habitants, commerces et organismes communautaires. D’un point de vue économique, la récupération et la redistribution des surplus représentent une forme de valorisation des ressources, bénéfique tant pour les donateurs que pour les communautés locales.

 

Exemple de projet au Québec

Frigo de l’entraide de l’école secondaire De Mortagne 
À l’école secondaire De Mortagne, cette initiative permet le partage de nourriture avec des jeunes qui auraient besoin de bonifier leurs repas. Tous les mardis, le Comité d'entraide de Boucherville remplit le réfrigérateur de produits frais. Cette initiative découle de l’accompagnement offert par le Lab 22, un laboratoire d’innovation sociale et environnementale qui déploie une démarche d’accompagnement et de soutien de la transition écologique à l’école. Le Lab22 propose un accompagnement complet qui s’inscrit au cœur du projet éducatif de l’école. 

Pour plus d’information visitez le site de Lab22 :  https://www.lab22.org   
 

Objectifs de développement durable associés au projet  
             

Comité étudiant en action climatique

Les comités étudiants en changements climatiques, en environnement ou en développement durable, constituent des espaces essentiels de formation, de mobilisation et d’action au sein des établissements d’enseignement. Ils permettent aux jeunes de développer des compétences clés en durabilité pensée systémique, collaboration et leadership. Leur participation active renforce également le sentiment d’efficacité personnelle, un facteur déterminant pour l’adoption de comportements pro-environnementaux selon Bandura (2000). En menant des projets concrets (réduction des déchets, audits carbone, campagnes de sensibilisation), les comités favorisent un apprentissage expérientiel et participatif dont l’efficacité est démontrée dans la littérature en éducation au climat (Monroe et al., 2019).

Au-delà de la formation individuelle, ces comités jouent un rôle stratégique dans la transformation des institutions et des milieux sociaux. Ils agissent comme des incubateurs d’innovation sociale où émergent des solutions locales capables d’influencer les politiques et les pratiques des établissements scolaires. Le GIEC (IPCC, 2022) souligne d’ailleurs que la mobilisation de la jeunesse est un levier majeur pour accélérer les transitions climatiques. En contribuant à instaurer une culture de responsabilité collective et de changement social les comités étudiants deviennent des acteurs indispensables pour renforcer l’ambition climatique et soutenir des transformations durables au sein des établissements d’enseignement.

 

Exemple de projet au Québec 

Le comité en action climatique du collège Durocher Saint-Lambert 
Au Collège Durocher Saint-Lambert, les comités d’élèves informent l’ensemble des élèves sur la lutte contre les changements climatiques. Ils se renseignent sur le sujet avec l’aide d’un enseignant avant de se rendre dans toutes les classes pour transmettre ce qu’ils ont appris. Ils se penchent sur le recyclage, le compostage et les bienfaits environnementaux du régime végétalien.  Les membres des comités ont eu recours à diverses techniques pour informer leurs camarades, mais ce sont les kiosques d’information, les jeux de simulation et le blogue relatant les activités de l’école qui se sont avérés les plus efficaces (SEPN, 2018).  

Des organismes comme la Fondation Monique Fitz-Bach soutiennent et accompagnent la mobilisation des jeunes pour l’environnement grâce à des projets concrets. Chaque année, la Fondation organise notamment le Sommet jeunesse sur les changements climatiques, un événement de deux jours à Québec qui réunit 120 jeunes de 12 à 17 ans de partout au Québec pour échanger avec des expert·e·s et faire entendre leur voix sur les enjeux climatiques. La Fondation Monique-Fitz-Back offre également un programme d’aide financière qui soutient des projets impliquant des jeunes en lien avec les changements climatiques, la gestion des matières résiduelles, l’éducation en plein air et l’engagement des comités scolaires dans des établissements éducatifs aux quatre coins du Québec.

Objectifs de développement durable associés au projet